Nos actions
Le dispositif opérationnel du Projet SEPTENTRIONEST
Le Projet SEPTENTRIONEST déploie une stratégie d’intervention globale et rigoureuse pour concrétiser son ambition d’autonomisation économique des femmes. L’action du projet s’articule autour d’objectifs précis, d’un ancrage territorial exigeant, d’une architecture budgétaire orientée vers le terrain, et d’un triptyque d’accompagnement innovant.
Objectifs et résultats stratégiques
L’action du projet vise l’objectif global d’améliorer l’accès aux opportunités socioéconomiques et de favoriser l’émergence d’une classe de 1 500 entrepreneures compétitives et modèles, soit une moyenne de 375 bénéficiaires par région ciblée. Pour y parvenir, le dispositif se structure en trois grands résultats attendus. Le premier résultat consiste en la mise en place d’un dispositif d’accompagnement technique sur mesure destiné aux très petites entreprises (TPE) et aux petites entreprises (PE) portées par des femmes, afin d’optimiser leur productivité et de faciliter leur intégration sur les marchés. Le deuxième résultat traduit la volonté de doter ces entrepreneures d’un mécanisme de financement parfaitement adapté à leurs réalités pour pérenniser leurs performances. Enfin, le troisième résultat se matérialise par la remise d’équipements de production et de transformation, individuels et collectifs, permettant aux bénéficiaires de produire mieux et à plus grande échelle.
Ancrage territorial et spécificités filières
L’action du projet se déploie à travers huit départements prioritaires répartis dans quatre régions caractérisées par de forts indices de vulnérabilité. Dans la région de l’Extrême-Nord, englobant les départements du Diamaré et du Mayo-Sava, l’action se concentre sur des filières phares telles que l’oignon, la transformation du cuir et le petit élevage, sous la supervision de Halimatou Hadabi. Dans la région du Nord, couvrant la Bénoué et le Mayo-Louti, les interventions ciblent les dérivés du coton, le bétail et le maraîchage, sous la supervision de Madi Lambert. Dans l’Adamaoua, à travers les départements de la Vina et du Mbéré, le projet appuie les filières de produits laitiers et de services solaires ruraux, supervisées par Djatouna Yaouba. Enfin, dans la région de l’Est, touchant le Lom-et-Djérem et le Haut-Nyong, l’action met en valeur le beurre de karité, le moabi ainsi que la vannerie et le rotin, sous la supervision de J.-M. Mabegle.
Architecture des composantes et budget global
Pour mener à bien ces actions, le projet s’appuie sur une répartition budgétaire rigoureuse où plus de 85 % des ressources sont directement allouées au terrain et aux bénéficiaires. La première composante, dédiée au pilotage et à la coordination, représente 15 % du budget global soit 750 000 euros, ce qui permet de financer le fonctionnement de la cellule d’appui (CAPRO), la coordination interrégionale, les activités de suivi-évaluation, les audits et la capitalisation des livrables. La deuxième composante est consacrée au fonds de prêt d’honneur à hauteur de 30 % du budget soit 1 500 000 euros, servant à alimenter l’inclusion financière des femmes à taux zéro, à créer un effet de levier auprès des établissements de microfinance et à constituer un fonds de roulement de démarrage. La troisième composante, qui absorbe 55 % du budget soit 2 750 000 euros, finance l’accompagnement proprement dit à travers les formations métiers et gestion, les dotations directes en équipements, le déploiement du dispositif d’appui et le coaching de proximité.
Le triptyque d’autonomisation (DISAFEM)
Le cœur opérationnel des actions de terrain repose sur le dispositif DISAFEM, conçu pour atteindre une augmentation de 40 % du chiffre d’affaires moyen des bénéficiaires et générer 2 000 emplois induits. Ce triptyque combine trois actions indissociables. La première action est la formation, qui assure un renforcement intensif des capacités managériales, de l’éducation financière et de la structuration des filières de production. La seconde action consiste en l’équipement par des dons directs de matériel de production adapté aux contextes locaux, permettant de lever les goulots d’étranglement techniques. La troisième action déploie le prêt d’honneur sans garantie ni intérêt, octroyé par le biais des établissements de microfinance partenaires pour consolider le fonds de roulement des entrepreneures.
