Bénéficiaires
Les bénéficiaires du Projet SEPTENTRIONEST
Le Projet SEPTENTRIONEST place les femmes au cœur de sa stratégie de développement régional en ciblant prioritairement les micro et petites entrepreneures installées dans les zones les plus vulnérables du pays. L’ambition centrale du dispositif est de transformer l’entrepreneuriat de subsistance et l’économie informelle en véritables leviers de croissance durable, renforçant ainsi le rôle économique et social des femmes au sein de leurs communautés.
Profil et critères de ciblage
Le projet s’adresse à un public cible composé de 1 500 femmes entrepreneurs, qu’elles exercent leurs activités dans le secteur informel ou qu’elles soient déjà constituées en structures formalisées. Les bénéficiaires sont des promotrices de Très Petites Entreprises (TPE) et de Petites Entreprises (PE) exerçant dans des filières à fort potentiel de transformation locale. Le ciblage concilie la reconnaissance d’une vulnérabilité économique réelle avec l’évaluation d’un potentiel de croissance avéré. Ainsi, le projet s’adresse à des femmes confrontées à des obstacles majeurs tels que l’absence de garanties bancaires, la vétusté des équipements de production ou l’enclavement géographique, tout en retenant des profil montrant une motivation claire et une capacité à générer des emplois locaux.
Ancrage répartition géographique et filières stratégiques
L’action du projet couvre quatre régions clés – l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua et l’Est – réparties en huit départements prioritaires caractérisés par des indices de pauvreté et de vulnérabilité élevés. En moyenne, le projet accompagne 375 bénéficiaires par région, adaptant ses appuis aux spécificités économiques territoriales.
Dans la région de l’Extrême-Nord, au sein des départements du Diamaré et du Mayo-Sava, les bénéficiaires sélectionnées évoluent principalement dans les filières de l’oignon, de la transformation du cuir et du petit élevage. Dans la région du Nord, couvrant la Bénoué et le Mayo-Louti, les activités appuyées concernent la valorisation des dérivés du coton, le bétail et le maraîchage. Dans l’Adamaoua, à travers la Vina et le Mbéré, le projet soutient les entrepreneures actives dans les produits laitiers et la fourniture de services solaires ruraux. Enfin, dans la région de l’Est, au sein des départements du Lom-et-Djérem et du Haut-Nyong, l’accompagnement cible les femmes investies dans la transformation du beurre de karité, du moabi ainsi que dans les activités de vannerie et d’artisanat du rotin.
Parcours de sélection et transparence
Afin d’assurer une équité parfaite dans l’accès aux opportunités du projet, le parcours d’identification et de sélection des bénéficiaires repose sur une méthodologie rigoureuse et entièrement numérisée. La phase de mobilisation sur le terrain s’appuie sur le relais des autorités locales, des points focaux territoriaux et des radios communautaires pour capter les candidatures à fort potentiel.
Une force de terrain composée de 24 agents déployés dans les huit départements cibles procède à l’enrôlement direct de 2 400 candidates via une application mobile dédiée. L’évaluation de chaque dossier est réalisée de manière automatique par un algorithme de scoring sur 100 points, articulé autour de six axes objectifs que sont le profil entrepreneurial, le potentiel de croissance du marché, la vulnérabilité économique, le besoin réel d’appui, la motivation de la promotrice et l’effet multiplicateur en termes d’emplois locaux.
À l’issue de cette notation impartiale, les candidates obtenant un score égal ou supérieur à 70 points sont retenues en sélection prioritaire pour constituer le groupe final des 1 500 lauréates, tandis que les profils crédités de 50 à 69 points sont intégrés sur liste d’attente. La fiabilité du processus est consolidée par une mission d’audit de qualité menée par l’Unité de Gestion du Projet, qui effectue des vérifications physiques imprévues sur un échantillon aléatoire de 10 % des dossiers avant la validation définitive des listes.
